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Le Quantified Self, c’est quoi? Quelles sont les tendances et les risques?

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Encore un anglicisme, me direz-vous? En effet, le terme “Quantified Self” nous vient des États-Unis et signifie la mesure de soi. Le 26 janvier 2018 dernier, c’était le thème de la journée TechnoArk de Sierre présentée par Laurent Haug. Toutes les présentations sont disponibles en accès libre. Cet événement a permis de mettre en lumière non seulement les tendances technologiques mais aussi et surtout de débattre sur les risques et dangers de réutilisation et de réinterprétation de telles données potentiellement intimes et sensibles. À chacun donc de prendre ses précautions comme le recommande la CNIL en France, mais est-on vraiment conscient de ce qui se cache derrière des plateformes telles que facebook? C’est ce sur quoi ont débattu les intervenants de la deuxième partie de cette journée, Sébastien Fanti et Vanessa Lalo, avec Laurent Haug. Et c’est ce qui a fait de cette journée un réel succès présentant toutes les facettes de ce mouvement.

Introduction par Carine Coulm, cofondatrice du Quantified Self Paris

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La connaissance de soi par l’auto-mesure a toujours existé. Le terme « Quantified Self » est assez récent, avec un dépôt de marque en 2007 – année de l’apparition de l’iPhone – même si la mesure de soi a toujours été effectué par des moyens non technologiques, comme nous l’a rappelé Carine Coulm, entrepreneuse française active dans les ceintures connectés (Belty by emiota). En effet, ces mesures apportent autonomie et maîtrise en nous permettant d’être conscient de nos comportements et de les ajuster en fonction de nos objectifs. Comme l’a dit Bob Parsons, fondateur de GoDaddy « Tout ce qui est mesuré et observé s’améliore ». Ainsi, les tracteurs d’activité se sont installés dans la poche, autour du poignet, sur différentes parties du corps et même dans le cerveau.

Ce mouvement évolue vers des données de plus en plus précises, de plus en plus nombreuses, par le biais de capteurs de plus en plus petits. Dans ce contexte, quelles sont les évolutions à attendre dans ce domaine qui est l’une des ressources de la santé digitale de demain ? Carine Coulm, cofondatrice du Quantified Self Paris et entrepreneuse, nous donne quelques pistes.

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L’un des fondamentaux qui a permis le développement du Quantified Self est la loi de Moore. Enoncée à la fin des années 50 par le fondateur d’Intel, celle-ci prédit que le nombre de transistors des microprocesseurs sur une puce de silicium doublerait tous les deux ans grâce à la miniaturisation de l’électronique. « En terme de technologie, cette loi va continuer à s’appliquer même si elle a atteint sa limite officielle en 2016. En effet, la gravure sur une puce de silicone se rapproche de la limite quantique, et cela commence à devenir trop cher », selon Carine Coulm.

L’idée est donc d’aller vers d’autres technologies ou idées. En voici quelques exemples :

– l’électronique souple que l’on peut apposer à même la peau. Cette technologie n’en est qu’à ses balbutiements. Dans les années à venir, les outils de mesure (ou « wearables ») deviendront, quoi qu’il arrive, beaucoup plus portables.

– Digiwell : cette start-up allemande vous propose de vous implanter, sous la peau, une puce, de la taille d’un grain de riz. « Bientôt, vous pourrez aller chez le tatoueur du coin et lui demander de vous insérer ces implants sous la peau de la main ». Ouvrir la porte de chez vous, prendre le métro ou déverrouiller votre téléphone : tout cela peut être commandé par une seule puce électronique. Les soirées pour s’en faire implanter dans la main se multiplient même partout dans le monde.

– Protheus Digital Health : cette société américaine propose d’avaler un senseur de la taille d’un grain de sable, avec vos médicaments. Le senseur s’active au contact de l’acidité de l’estomac et envoie un signal au docteur via un patch collé sur la poitrine. Ce dernier sert de relai vers le smartphone.

– Bodycap : cette entreprise française propose un capteur à avaler, de la taille d’une pilule. Elle permet de suivre la température du patient après une opération.

– L’utilisation de caméras pour capter et suivre les émotions des êtres humains. « Transcrire des métriques en chiffres pour aller vers un meilleur changement de comportement est une tendance certaine », selon Carine Coulm.

– L’intelligence artificielle est également une tendance forte dans le Quantified Self. Au lieu de récupérer des données sur un échantillon de 1’000 personnes, nous pouvons en récupérer sur plusieurs millions ! « Imaginez demain qu’un coach soit matérialisé dans votre montre : il vous connaît très bien (données physiques, profil psychologique…) et pourra ainsi vous comparer avec d’autres personnes du même type. Cela vous permettra de vous donne les clés de la réussite pour atteindre au mieux vos objectifs ».

AU SERVICE DES SPORTIFS DE HAUT NIVEAU

C’est d’actualité à l’heure des Jeux Olympiques de Pyeong Chang. La technologie permet d’optimiser les entrainements sportifs et améliorer les performances

Dans les métiers du sport, l’apport de la technologie est remarquable, permettant aux entrainements d’être beaucoup plus efficaces. Patrick Flaction, coach d’athlètes d’élite chez Elitment, en fait l’expérience au quotidien. La digitalisation permet d’adapter les entrainements en fonction des capacités de l’athlète, diminuer la part du hasard, gagner du temps, éviter les blessures et ainsi améliorer nettement ses performances. La technologie facilite aussi la création et le suivi du plan d’entrainement par le coach. Les objectifs sont tirés des mesures (analyses et tests de capacités), les interactions à distance avec l’entraineur sont renforcées grâce à des feedbacks en temps réels (correction et consolidation) et des statistiques immédiates. Patrick Flaction nous a présenté l’état de l’art des techniques de mesure de soi dans le monde du sport professionnel:

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Egalement entraineur en sport de haut niveau, Philippe Monnier-Benoit nous a partagé ses expériences de eCoaching avec l’appareil o2score, une innovation suisse de l’EPFL qui a nécessité 10 ans de développement technologique. Cet outil permet d’optimiser les entrainements grâce à différentes fonctions:

mesurer un indice physiologique afin de connaitre l’état de forme et de récupération des athlètes.
récupérer régulièrement les données de l’athlète pour établir un suivi d’entraînement et l’adapter.
investiguer les paramètres nécessaires à la performance: qualité de l’entrainement, de la nutrition, du sommeil, du niveau de stress et d’anxiété.

Philippe Monnier-Benoît, de la société O2score, nous a également montré un exemple d’application dans le sport de haut niveau:

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Le volume d’information est particulièrement élevé en sport de haut niveau et en croissance exponentielle. Cependant il est très difficile à exploiter en temps réels. Pour le rendre utile et utilisable, la société Dartfish fondée à l’EPFL utilise l’image, qui fait désormais partie de la data. La génération, l’agrégation et la visualisation permet à l’entraineur de comprendre et prendre une action corrective. Ainsi l’analyse d’image est une nouvelle solution de développement de la performance pour le haut niveau sportif. Toujours à destination des athlètes de haut niveau, Jean-Sébastien Mérieux de la société Dartfish a présenté ses outils dans le but de récolter non seulement un maximum de données mais surtout des données utiles.

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AU SERVICE DES RANDONNEURS

Projets valaisans. L’après-midi a débuté par une présentation de projets de recherche appliquée au sein de la HES-SO Valais Wallis. Nicolas Délétroz a tout d’abord présenté Santour, qui vise à favoriser la pratique sûre et adaptée de la randonnée en montagne, grâce notamment à la technologie.

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AU SERVICE DES PERSONNES AGEES

Le professeur Dominique Genoud a pour sa part présenté des travaux dans le domaine de la prévention des chutes pour les seniors, également grâce à la technologie et l’analyse des données, via du Machine learning.

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La question sensible des données…

La deuxième partie de la journée a été dédiée à l’impact de ce mouvement sur la société, ses risques, ses dangers. Dans toutes ces tendances, la question de la propriété de nos données est une nouvelle fois centrale. « Elle est cruciale en Europe, mais préoccupe peu les Américains », selon Carine Coulm. Et cette dernière de citer Google, pour qui la vie privée serait une invention des temps modernes et de la révolution industrielle, qui trouverait son origine dans la concentration urbaine. Tout un programme !

La quantification de l’intime présente des risques. Mathias Humbert, Senior data scientist au Swiss Data Science Center (SDSC) a sensibilisé les participants de la conférence à la révolution génomique. Le génome contient des informations sensibles sur nos prédispositions à certaines maladies, nos capacités physiques, nos liens familiaux et même notre apparence. Il s’agit d’une avalanche de données qui s’accentue avec le temps. Les usages médicaux des données génomiques permettent une médecine plus préventive et plus personnalisée, mais ils présentent aussi des risques. La confidentialité de ces données biomédicales doit être protégée. Pour cela, des modèles sont développés par le SDSC (moyens légaux et solutions techniques) notamment via le machine learning. Mathias Humbert, du Swiss Data Science Center, présente les différents risques liés au partage et à l’exploitation de données biomédicales, ainsi que les mécanismes de protection qui peuvent être mis en place pour réduire ces risques

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Toujours en lien avec le traitement des données personnelles, le Préposé cantonal à la protection des données Sébastien Fanti parle de « dépouillement numérique » concernant les risques liés à la quantification de l’intime. Le Big Data pose un vrai problème de confidentialité car il ouvre un champ des possibles infini. Aujourd’hui, le référentiel légal suisse est malheureusement incomplet. Monsieur Fanti nous encourage à être vigilant en sauvant les trois grands principes de la protection des données: transparence, consentement et précision. Selon Sébastien Fanti, Préposé cantonal à la protection des données, le droit de la protection des données repose sur la liberté de chaque individu de décider quand et dans quelle mesure des informations relevant de sa vie privée peuvent être communiquée. Ce droit à l’autodétermination informationnelle est toutefois privé d’effet dès lors que l’auto-mesure est érigée en norme sociétale. Google, Apple, mais également Suunto, Adidas, Garmin: que font-ils de nos données et comment minimiser les risques? C’est le thème de l’intervention de @sebastienfanti. Sébastien Fanti expose les risques de la quantification de l’intime:

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Le téléphone traqueur est déjà dans notre poche. Au cours d’un brillant exposé, Sébastien Fanti, préposé cantonal à la protection des données, a pour sa part souligné que le champ des données est infini. Sur la base des données disponibles, on peut faire un profil complet des personnes. « Je suis d’accord d’affiner les données pour prévenir les maladies, mais pas pour des raisons économiques ou commerciales. Et pourtant… le téléphone qui nous traque est déjà dans nos poches. Reste maintenant à modifier la base légale et on y est ». Sébastien Fanti a également mis le doigt sur le nouveau Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), qui entrera en vigueur en mai prochain et qui aura de forts impacts pour les entreprises qui font du commerce avec des clients de l’Union européenne.

La mesure de soi dit beaucoup de choses sur comment notre société et les individus qui la composent agissent. Vanessa Lalo, en tant que psychologue spécialisée dans les pratiques numériques et leurs impacts, analyse les usages possibles, les enjeux et les limites du Quantified Self pour la société actuelle. La journée s’est conclue avec une interview de Vanessa Lalo, psychologue du numérique à l’Université Paris VII, portant sur les répercussions du Quantified Self sur nos comportements et notre société. La data est devenue une nouvelle monnaie d’échanges. On offre nos données contre des services. Si on veut se protéger de l’abus de l’utilisation des données personnelles, il faut anticiper les systèmes que l’on veut co-construire dans le monde digital. Il faut laisser l’humain au premier plan et ne pas laisser l’outil répondre à toutes nos questions. Ici sous forme de dialogue avec Laurent Haug:

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Propos recueillis le 26 janvier 2018 lors de la Conférence TechnoArk de Sierre, ainsi que sur les sources ci-dessous:

quelles tendances pour le quantified-self?
la mesure de soi au coeur de la conference technoark
3 tendances globales du #QuantifiedSelf abordées lors de la conférence TechnoArk 2018
Toutes les photos de la journée

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